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07 mars 2018

Dérives dans l'exercice des missions du Maître-architecte bruxellois?


Parlement régional bruxellois – Commission du développement territorial – 07/03/2018
Ce mercredi matin, je suis intervenue dans une interpellation relative au Maître-architecte, son équipe et leur fonctionnement. 
Je tiens à intervenir dans ce débat car nous avons reçu de différentes parts,
les mêmes échos d’excès d’interventionnisme de la part du Maître-architecte et de son bureau.
Au nom de DéFI, je partage ces inquiétudes, particulièrement concernant l’« influençage »,  le favoritisme du Maitre-Architecte et son équipe envers des bureaux d’architectes flamands.
La création de ce service est positive pour le Région et doit permettre d’aborder une vision contemporaine de l’urbanisme dans notre région, faciliter les projets importants dans une vision culturelle et urbanistique dynamique, dans le cadre fixé par le Cobat. Si je peux me permettre une comparaison, dans les centres culturels, est mis en place un conseil d’orientation qui conseille, accompagne certains projets mais en restant en dehors des projets pour garder cette indépendance indispensable pour ce rôle. Tel doit être le cas aussi pour le Maître-architecte.
Le danger d’une intervention directe – favorisant en plus uniquement certains bureaux d’architecture -, le danger d’un tel procédé, en plus de discréditer et de rendre les concours dérisoires, est de voir les bureaux d’architectes francophones mis à l’écart de marchés publics ou de concours avec des conséquences économiques claires pour les bureaux francophones écartés, conséquences qu’ils estiment eux-mêmes à 20% de leur chiffre d’affaire sur Bruxelles.
Une table-ronde a eu lieu sur le sujet en novembre dernier. Les échanges et interrogations soulevées alors sont d’ailleurs lisibles sur le site des organisateurs et méritent réactions.   
Monsieur le Ministre-Président, avez-vous eu les mêmes échos ?
Qu’en est-il de ces remarques de favoritisme à l’initiative du BMA et des conséquences que cela pourrait engendrer si la situation restait la même ?

Je suis aussi tentée d’évoquer les relations entre le service du Maître-architecte et l’administration. Le Maître-architecte doit aider les administrations à concevoir et construire l’espace public dans le but de relever le niveau de la qualité architecturale bruxelloise. Il ne peut se voir attribuer ou s’approprier des tâches ou des ressources relevant normalement de l’administration régionale, sous votre responsabilité, Monsieur le Ministre-Président. L’administration est indispensable et ne peut être complètement productive et efficace que si on lui laisse les moyens de faire son travail et de le faire bien. Il est donc important que chaque partie occupe la fonction qui lui a été attribuée.
Au vu des expériences avec le premier et le deuxième Maître-architecte, ne serait-il pas judicieux de mieux préciser les tâches qui incombent au BMA et celles qui incombent à l’administration régionale, et idéalement, de faire respecter celles-ci ?

05 novembre 2017

Exposition Jean Glibert au Bozar juqu'au 07/01/2018


Découverte de la petite exposition «Jean Glibert Peintre en bâtiment» au Bozar. J'aime la présentation de ses collections d'objets, les formes et couleurs qui en découlent , la transformation de lieux communs et de bâtiments par l'introduction de la couleur, le lien art/design/ar(t)chitecture. Une belle présentation pour mieux connaître cet artiste de la Fédération Wallonie-Bruxelles.


 

12 juillet 2017

COBAT et défense du patrimoine bruxellois : une action citoyenne pour une évolution positive du projet

Parlement de la région bruxelloise - mercredi 12/07/2017 - Commission développement territorial 


Nous poursuivons l'examen de la réforme du Code bruxellois de l'aménagement du territoire, en commission développement territorial. 
Un débat fort et intéressant a eu lieu autour de la suppression du caractère contraignant de la Commission royale des Monuments et sites. 
DéFI salue le travail citoyen de défense de la CRMS et aussi le travail du gouvernement et du Parlement. 
J'avoue que j'étais mal à l'aise de voter cette suppression. J'aurais sans doute dû marquer plus clairement et publiquement mes réticences et mon opposition face à ces articles, réticences que j'ai exprimées en interne à DéFI. 
Je suis depuis toujours et serai toujours attentive à la défense, à la promotion de notre patrimoine immobilier et architectural, sans que cette défense n'empêche l'évolution de ce patrimoine. Notre Région doit pouvoir accueillir des projets intéressants et audacieux d'architecture contemporaine ce qui est trop rare mais notre Région par-dessus tout doit défendre son patrimoine contre les appétits financiers de certains promoteurs souvent sans scrupules. 
Je suis dès lors très heureuse que le texte du projet de COBAT évolue. 
J'estime que ce dossier est un bel exemple de la difficulté 
  • de porter des positions parfois sensiblement différentes des membres d'un groupe passionné -celui de DéFI en l'occurence-, 
  • de concilier la loyauté envers un gouvernement et l'envie d'autre chose, 
  • pour des députés, d'influer sur un gouvernement, 
  • de ne jamais couper le lien avec la réalité du terrain, l'intérêt des citoyens, de la qualité de vie en ville...
C'est un bel exemple de réussite d'un vrai travail parlementaire et je m'en réjouis.
Tout en disant en commission notre confiance attentive dans le gouvernement bruxellois, attentive pour voir si cette suppression était une bonne chose ou non et de modifier la donne si besoin, DéFI a agi en coulisses, avec d'autres. Cette modification sera on ne peut plus positive et rapide...

20 octobre 2015

Antennes GSM et respect des biens classés : un pylône de 48 mètres au Parc de Woluwe ?

Les promeneurs du Parc de Woluwe mais aussi les deux communes d’Auderghem et Woluwe-Saint-Pierre ont découvert avec étonnement et effroi le projet d’installation d'un pylône comportant 12 antennes-relais GSM  sur le terrain du 68 av du Parc de Woluwe, terrain qui appartient à la Région et est géré par l'IBGE. La construction projetée est importante : elle occuperait une place de 144 m2 au sol et monterait à 48 m de hauteur, soit l'équivalent de la moitié de l'Atomium.
Les riverains, les parents des élèves de l’Athénée d’Auderghem située en face du terrain, les sportifs et promeneurs fréquentant le quartier du Chant d'Oiseau et le Parc de Woluwe mais aussi  les deux communes se mobilisent pour contrer ce projet. Une réunion a réuni les habitants et les deux communes ce vendredi 16/10/2015.

J'ai décidé de déposer au Parlement bruxellois une question à l'attention le Ministre-Président du Gouvernement bruxellois, R. Vervoort responsable de l'aménagement du territoire, de l'urbanisme et des Monuments et Sites. (La questions sera prochainement inscrite en commission).
En effet, ce qui est étonnant et m’amène à poser une question sans attendre la décision finale au niveau des permis, c’est que ce pylône serait placé dans un site classé, considéré comme un des plus beaux parcs de Bruxelles, dans la zone tampon du site protégé Natura 2000. L’impact environnemental et de santé n’a pas bloqué le dossier; Bruxelles-Environnement a donné son autorisation – ce qui en étonne plus d’un.
En juin 2015, les Monuments et Sites ont attesté du caractère complet du dossier qui leur a été soumis mais n'ont pas encore donné leur avis. Une dérogation est demandée pour obtenir le permis (Art 2 §8 AR de classement). La classification en "Terrain agricole", "zone verte", "zone culturelle, esthétique et d'embellissement", « site classé » doit, me semble-t-il permettre l’arrêt de ce dossier.

Ma question orale a d’abord pour objectif d’attirer l’attention du Ministre-président sur ce dossier.

  • En a-t-il été informé et a-t-il pris connaissance de la pétition qui récolte des centaines d’appuis en quelques jours ?
  • Comment les deux communes d’Auderghem et Woluwe-Saint-Pierre ont-elles été informées du projet ?
  • Quand le service régional de l’urbanisme doit-il rendre son avis ?
  • Certains biens naturels classés accueillent-ils déjà des antennes GSM ?
  • Cette classification ne devrait-elle pas d’office bloquer tout le processus de demande de ce type ?

14 avril 2015

Biens classés patrimoine Unesco : état déplorable de la «Zone tampon» autour de la Grand Place de Bruxelles !

La Région bruxelloise et les biens classés patrimoine Unesco
Quatre sites sont reconnus Patrimoine mondial de l’UNESCO en Région bruxelloise : la Grand-Place de Bruxelles, le Palais Stoclet et quatre habitations majeures de Victor Horta (l’Hôtel Tassel, l’Hôtel Solvay, l’Hôtel Van Eetvelde et la maison et l’atelier de Victor Horta). Cette inscription au patrimoine de l’Unesco implique une gestion spécifique au regard de la convention du patrimoine mondial. L’UNESCO recommande entre autres de définir une zone de protection patrimoniale et urbanistique. Cette zone, appelée la « Zone tampon » a pour but de mettre en place une meilleure protection des abords du site. 
Me baladant la tête en l'air et curieuse de notre patrimoine, je m'étonne de l'état déplorable d'une partie de la zone Unesco près de la Grand Place de Bruxelles et du peu de mise avant des autres biens ainsi classés. 
Avec le concours d'un étudiant-stagiaire, François Pottié, j’ai examiné la situation de ces biens remarquables situés en Région bruxelloise. 
J'interrogerai Prochainement le Ministre-Président Vervoort sur ce patrimoine remarquable et mon collègue Fabian Maingain fera de même au Conseil communal de la Ville de Bruxelles. 
Lien vers le dossier :  cliquez ici 
Lien vers la presse : 
Ci-après la base de mon interpellation : 

La Grand-Place de Bruxelles a gagné en renommée internationale en 1998 quand elle a été inscrite au Patrimoine mondial de l’UNESCO et la « Zone tampon » doit  protéger les abords de la Grand-Place.
A la suite à cette reconnaissance, les autorités communales et régionales ont mis sur pied un certain nombre de plans et de stratégies au fil du temps pour protéger la zone : classement par la Région bruxelloise de bâtiments autour de la Grand-Place (2001), adoption d’un règlement communal d’urbanisme de la zone UNESCO (2009), mise en place d’un coordinateur de terrain «Monsieur UNESCO» (2009), définition des zones de protection autour des biens inscrits au patrimoine mondial par la Région bruxelloise, adoption d’un plan de gestion de la zone Unesco de la ville de Bruxelles (2012), etc.
Malgré cela, il faut bien constater qu’une partie du quartier est encore dans un état déplorable. Il suffit de faire un petit tour dans l’ « Ilot Sacré » pour voir à quel point le quartier autour de la Grand Place est dans un état d’abandon : maisons en ruines, logements vides au dessus des commerces, terrains vagues, façades dans un état de dégradation avancées, bâtiments abandonnés, etc.  Situation surréaliste si près de « la plus belle place du Monde » inscrite au patrimoine mondiale de l’UNESCO.
Plusieurs facteurs expliquent en partie la situation : l’exode urbain et la diminution du nombre d'habitants dans le quartier de l'Îlot Sacré, l’abandon des étages supérieurs,  l'augmentation des nuisances proportionnellement au développement touristique du secteur,  une certaine  dégradation de l'environnement urbain, la porte ouverte à une certaine spéculation immobilière, la pratique du bail unique donnant en location l'ensemble d'un immeuble à un commerce alors que son rez-de-chaussée suffirait, et il faut le reconnaître le manque d’actions de la Ville et de la Région, malgré différents plans.
La situation de l’Ilot Sacré est donc caractérisée par une frénésie réglementaire suivie d'une certaine passivité dans l'exécution. La Ville et la Région se sont en effet dotés de plans et d'instruments réglementaires nombreux qui ont pour objectifs principaux de restaurer l'habitabilité des lieux et contraindre s’il le faut, les propriétaires à appliquer la législation sur le patrimoine.
La Région dispose de différents outils tels que l’application de la législation en matière de protection du patrimoine ( article 240 §2 du Code bruxellois de l'Aménagement du Territoire (COBAT)  qui dispose que la Région ou la commune peuvent se substituer aux propriétaires lorsque ceux-ci refusent d'effectuer des travaux de conservation sur des biens classés ou sauvegardés, l'article 242 du COBAT va plus loin puisque « le Gouvernement peut, soit d'initiative, soit sur proposition de la Commission royale des monuments et des sites ou du collège des bourgmestre et échevins de la commune où le bien est situé, décider l'expropriation pour cause d'utilité publique, d'un bien relevant du patrimoine immobilier, inscrit sur la liste de sauvegarde ou classé, qui risque d'être détruit ou gravement détérioré. »), l'action en cessation des atteintes à l'environnement (un bien faisant l'objet de mesures de protection patrimoniale rentre dans cette catégorie), … 
Les outils et instruments pour améliorer la situation du quartier de l’Ilot Sacré semblent donc exister. Comment sont-ils activés ?

Pour le Palais Stoclet, sans aborder la question de sa non-ouverture au public, ne fût-ce qu’un jour 
par an, ce que l’on peut regretter – mais c’est un bâtiment privé -, je voudrais attirer l’attention sur le peu de mise-en-avant de ce bâtiment incroyable au niveau touristique, patrimoniale, territorial. De nombreux promeneurs, touristes, groupes guidés par des historiens, cars étrangers viennent voir le Palais Stoclet, de l’extérieur, mais aucun lieu n’est prévu sur l’avenue de Tervueren (artère régionalea) pour permettre de pouvoir regarder ce bâtiment de manière valable et sécurisée. Y a-t-il déjà des demandes et des études à ce sujet ?

Les quatre maisons Horta ne sont pas toutes ouvertes au public mais leur mise-en-avant au travers des circuit Art nouveau est tout-à-fait positif. Des demandes particulières existent-elles pour mieux mettre ces maisons en avant dans les quartiers concernés ?

Mes questions au Parlement régional bruxellois (interpellation à venir) :
  • Existe-t-il une réflexion de la Région bruxelloise concernant la mise-en-valeur des biens classés Patrimoine mondial de l’UNESCO en Région bruxelloise ?
  • Comment est conçue la protection de la zone tampon autour de la Grand-Place ?
  • Existe-t-il une collaboration entre la Région bruxelloise et la Ville de Bruxelles concernant ce quartier ? Si oui, quelle forme prend cette collaboration ?
  • La Région bruxelloise dispose de certains instruments dans la législation pour agir en matière de gestion patrimoine comme l’article 240§2 et 242 du COBAT. Y a-t-il eu de telles initiatives ?  
  • La Région a-t-elle déjà pris l’initiative d’une action en cessation des atteintes à l'environnement pour des manquements aux dispositions de protection du patrimoine des immeubles classés ou de la liste de sauvegarde ?

05 avril 2015

Six visites guidées pour découvrir Woluwe-Saint-Pierre

« Rien n’est charmant, à mon sens, comme de voyager à pied. Quels que soient les chemins on s’appartient, on est libre, on est joyeux.», écrivait Victor Hugo. Et pourquoi ne pas vivre ce « plaisir des voyages à pied » au cœur de nos quartiers ?  Dans les mois à venir, un partenariat entre l’Echevinat de la Culture, l’ASBL Arkadia et le Syndicat d’Initiatives de Woluwe-Saint-Pierre vous offre la possibilité de re-découvrir la commune de Woluwe-Saint-Pierre par le biais de visites guidées proposées par l’ASBL Arkadia

Le Syndicat d’Initiatives vous offre ces « voyages », des historiens vous guident
Le Syndicat d’Initiative de Woluwe-Saint-Pierre, présidé par Mr Van Vlaesselaer, a pour objectif de promouvoir les activités culturelles, artistiques et touristiques de Woluwe-Saint-Pierre et de mieux faire connaître la commune. Arkadia, quant à elle, est une association d'historiens et d'historiens d'art qui développe de nombreux projets culturels afin de dévoiler au plus grand nombre les richesses du patrimoine belge et bruxellois.
Je suis heureuse de la mise-en-place de cette collaboration grâce à laquelle d’avril à début octobre, ces visites guidées d’1 heure 30 environ vous permettront de porter un regard neuf le patrimoine et l’histoire de notre commune.Pour participer, la réservation est obligatoire auprès de l'asbl Arkadia par email : info@arkadia.be ou par téléphone au 02/563 61 53. Un maximum de 25 participants est accepté par visite.
Voici un bref descriptif des deux premières visites :
Dimanche 12 avril 14h – A la découverte de Woluwe-Saint-Pierre
Jusqu’à la fin du XIXe siècle, Woluwe-Saint-Pierre reste une commune rurale, en bordure de la Forêt de Soignes. Elle connaît sa première grande phase de développement avec l’aménagement de l’avenue de Tervueren en 1896. Après la Première Guerre mondiale, le développement de la commune s’accélère, avec la construction de plusieurs quartiers de villas. Cette promenade vous emmène à la découverte de la commune et de son histoire.
RDV : devant l’église Saint-Pierre, 2, petite rue de l’Eglise - Réservation indispensable

Dimanche 10 mai 14h - Le jardin du Parador de Jacques Dupuis

On considère que le Parador conçu en 1948 constitue la première maison d'une réelle importance architecturale de l'après-guerre en Belgique. L'architecte Jacques Dupuis y réconcilie les principes de l'architecture moderne avec la tradition. C’est une occasion rare de découvrir l'extérieur de la maison et son jardin, habituellement fermés au public.
RDV : 297, avenue L. Jasmin - Réservation indispensable

Et par la suite :
Dimanche 7 juin 14h – Le jardin de la maison Goffay d’Emile Goffay
Samedi 11 juillet 14h - L'avenue de Tervueren
Dimanche 9 aout 14h - Les sculptures du quartier du Chant d'Oiseau
Dimanche 4 octobre 14h - Le parc de Woluwe, l'ancienne voie ferrée et le musée du tram

Au plaisir de vous y rencontrer, 

05 décembre 2008

Protection du patrimoine : le droit de pétition sur la sellette !

Le gouvernement bruxellois a déposé une projet d'ordonnance visant à réformer le Cobat (Code bruxellois de l'aménagement du territoire). Ce projet place toute la législation sous le coup de l’urgence et l’avis des experts de l’administration et de la CMRS est dilué parmi l’avis d’autres instances. Plusieurs changements importants sont projetés :
Premièrement, une intervention sera possible sur des éléments de patrimoine non-classé qui contribuent à donner à un immeuble son caractère et son originalité.
Deuxièmement, la notion de plans d’ensemble sera introduite. Cela donne notamment au Gouvernement la possibilité d’effectuer des travaux dans les ensembles cohérents architecturaux protégés sans attendre l’avis de CMRS.
Troisièmement, cette réforme prévoit une dispense de permis unique pour certains actes et travaux de minime importance.
Enfin, la nouvelle législation veut introduire une limitation du droit de pétition, ce dernier point suscitant de nombreuses interrogations et oppositions. A l’heure actuelle, à la demande d'une association sans but lucratif qui a recueilli les signatures de cent cinquante personnes âgées de dix-huit ans au moins et domiciliées dans la Région, le Gouvernement entame la procédure d'inscription sur la liste de sauvegarde de tout bien relevant du patrimoine immobilier. Cette procédure a déjà permis de porter l’attention et de sauver certains bâtiments remarquables de notre Région. Cependant, dans son projet d'ordonnance, le Gouvernement souhaite éviter d’être contraint d’entamer une procédure de classement alors qu’il serait convaincu du manque d’intérêt d’entamer pareille procédure.
Nous avons encore tous en mémoire la destruction qu'a subie Bruxelles quand elle était dans le frigo institutionnel. C'est grâce aux associations de protection du patrimoine qu'un travail important a pu être réalisé pour protéger nos bâtiments et lieux remarquables. Alors que l'on va fêter les 20 ans de la Région, c'est faire un drôle de cadeau aux associations et aux habitants de bruxelles que de vouloir supprimer ce droit de pétition. Le rôle de garde-fou des associations par rapport aux différents acteurs susceptibles de menacer le patrimoine bruxellois doit dès lors demeurer intact.