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27 avril 2019


Parlement francophone bruxellois- séance plénière- vendredi 26/04/2019 - 

Ma dernière séance au Parlement francophone bruxellois. Ma dernière intervention sur le handicap... Ces interventions qui ont toujours été pour moi les plus importantes mais aussi les plus difficiles. 
Vote à l’unanimité d’une résolution sur l’autisme signée par @jamalikazban @juliedegroote @gaetanvangoisenhoven @magaliplovie et moi. 
Je suis intervenue dans le débat pour dire - redire l’importance d’avoir ce que j’appelle le « réflexe handicap » dans toutes les politiques et l’attention au service aux familles.

03 décembre 2018

Journée internationale des personnes handicapées : pour l'inclusion, en changeant le regard

Par quoi commence l'inclusion des personnes handicapées ? N'est-ce pas d'abord par le regard ? 
En cette journée internationale des personnes handicapées, je veux mettre en avant le regard que l'on porte sur les personnes en situation de handicap.
En effet, ce samedi, j'ai assisté à une conférence consacrée à ce thème, conférence qui peut certainement faire avancer l'inclusion. Bravo aux initiatrices !
J'ai été touchée par les témoignages et l'analyse portés par les différents intervenants, dont mes trois enfants... 
Quand on croise une personne extra-ordinaire, une personne handicapée, un peu, beaucoup, quel regard porte-t-on sur elle ? Quelles émotions nous traversent ? Quel message lui envoyons-nous ? Comment ressent-elle ce regard insistant, pas toujours bienveillant ?  
Beaucoup d'oeillères doivent encore tomber, beaucoup de peurs et de réticences. Si certain disent "jobs, jobs jobs", je veux marteler "inclusion, inclusion, inclusion". Que ce 3 décembre et les 364 jours à venir puissent faire progresser l'inclusion.

22 juin 2018

Code électoral communal bruxellois : un petit texte au niveau législatif, un bond de géant pour les personnes déficientes intellectuelles

Ce vendredi matin en séance plénière du Parlement bruxellois, j'ai défendu une proposition d'ordonnance qui modifie le Code électoral communal et permettra aux personnes handicapées d'être accompagnées dans l'isoloir au moment des élections. Dernière étape pour cette proposition que je suis très heureuse d'avoir co-signée et déposée. 
Accès au texte
Reprenant les mots célèbres de Neil Amstrong, j'ai envie de dire que c'est un petit texte au niveau législatif, un bond de géant pour les personnes déficientes intellectuelles. La proposition apporte une modification à l’article 37 du Code électoral communal bruxellois. Cet article prévoit que l'électeur qui, par suite d'une "infirmité physique", se trouve dans "l'impossibilité de se rendre seul dans l'isoloir ou d'exprimer lui-même son vote, peut, avec l'autorisation du président, se faire accompagner d'un guide ou d'un soutien". La modification qui sera votée cette après-midi remplace Les termes « infirmité physique »  par, tout simplement, les mots « un handicap». Le Code électoral communal bruxellois tend ainsi s'aligner avec les législations électorales de la Région Wallonne et de l’Etat fédéral et à être en conformité avec la Convention des Nations Unies relative aux droits des personnes handicapées, ratifiée par la Belgique le 2 juillet 2009.  
Je tiens à dire, avec une certaine émotion, que ce texte permet de reconnaître une place entière, de citoyen libre et responsable, aux personnes en situation de handicap mental. Des avancées dans d'autres domaines sont également aussi accomplis. Je citerai un exemple : demain, l'assemblée générale de l'ASBL Inclusion désignera ses administrateurs dont deux candidats sont des personnes déficientes intellectuelles. C'est une première en Belgique que je veux veux saluer ici au Parlement. Ces avancées, cette reconnaissance des personnes déficientes intellectuellement n'est possible que si elles sont accompagnées, aidées. Différentes associations nous font parvenir leur mémorandum à l'approche des élections, dont le mémorandum  d'Inclusion "Pour une commune accessible, pour une commune inclusive" co-signé par l’APEPA et l’AP³, essentiel pour concrétiser une vie citoyenne accessible et inclusive. 
Le droit de vote est un droit fondamental et pour qu'il puisse être exercé par les personnes handicapées, il faut reconnaître cette possibilité de les accompagner jusque dans l'isoloir, avec application dès ces élections-ci d'octobre 2018. 

15 juin 2018

Un nouvel accord de coopération entre Région wallonne et bruxelloise en vue pour la libre circulation des personnes handicapées ! Avec quelle avancée pour les personnes de grande dépendance ?


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Commission communautaire française - séance plénière 15/06/2018 - Interpellation adressée à la ministre Frémault
J'ai interpellé ce matin la Ministre Frémault sur la situation des personnes handicapées de grande dépendance et les relations avec la Région wallonne. La Ministre a annoncé qu'une entente avait été trouvée pour un nouvel accord de coopération entre Bruxelles (Cocof) et la région wallonne. Je m'en réjouis mais attends de découvrir le texte et ses implications. J'ai insisté sur l'importance d'une coordination, d'une harmonisation des procédures et conditions d'accès aux services. Il est pénalisant que les institutions francophones (RW-Cocof) ne définissent plus ensemble les catégories de handicap, les procédures, les réponses aux besoins des personnes en situation de handicap et de leurs familles. Or, que l'on habite à Woluwe, Namur ou Houtsiplou, le handicap et la grande dépendance spécialement entrainent partout les mêmes difficultés, les mêmes besoins. Voici le texte de mon interpellation : 

05 juin 2018

Oui au droit de vote des personnes en situation de handicap ! Texte déposé et voté !

Parlement régional bruxellois - Commission des Affaires intérieurs - Mardi 05/06/2018 - Examen et vote d'une proposition d'ordonnance

Je suis très heureuse d'avoir co-signé, déposé, défendu et finalement voté cette proposition d'ordonnance qui permet l'accompagnement des personnes en situation de handicap au moment du vote.
Accès au texte
La proposition a pour but  d’apporter une modification à l’article 37 du Code électoral communal bruxellois (ci-après « CECB »). Cet article prévoit que l'électeur qui, par suite d'une infirmité physique, se trouve dans l'impossibilité de se rendre seul dans l'isoloir ou d'exprimer lui-même son vote, peut, avec l'autorisation du président, se faire accompagner d'un guide ou d'un soutien.

La modification votée ce matin tend à aligner la législation électorale bruxelloise avec les législations électorales de la Région Wallonne et de l’Etat fédéral, afin d’être en conformité avec la Convention des Nations Unies relative aux droits des personnes handicapées, ratifiée par la Belgique le 2 juillet 2009 (ci-après « la Convention »).
Lors de mon intervention, j'ai insisté sur deux points : 
  • l'avancée que représente la suppression d'un petit mot dans le Code électoral communal. Lors des 20 km de Bruxelles, des dizaines de coureurs ont soutenu l'ASBL Inclusion avec le message suivant sur leur t-shirt "J'ai le droit de vote mais comment je fais ?". Aujourd'hui, avec ce vote, les personnes avec une déficience intellectuelle pourront également être accompagnés pour voter ! 
  • Un débat juridique fait l'actualité à savoir si l'on peut modifier le Code électoral à 6 mois des élections. Oui, pour les élections communales, c'est autorisé. Je reprends quelques lignes de l'avis de M. de Broux du CIRC rendu dans le cadre du débat sur le décumul, à propos de l'incidence de l'article 39 ter de la Constitution : "Selon cet article, « la loi, le décret ou la règle visées à l'article 134 les élections de la chambre des représentants ou d'un parlement de communauté ou de région, et qui est promulguée moins d'un an avant la date prévue de la fin de la législature, entre en vigueur au plutôt un an après sa promulgation ». (...) "En revanche, une ordonnance fondée sur la compétence régionale relative aux pouvoirs subordonnée n'est formellement pas visé par l'article 39ter de la Constitution (qui s'attache exclusivement aux élections fédéral et fédérer et ne vise donc pas les élections européennes, provincial ou communal). »

19 janvier 2018

500 euros par mois de revenus défiscalisés : une aubaine qui risque de mettre à mal les services d'aide aux personnes ? DéFI tire la sonnette d'alarme !

Séance plénière du parlement francophone bruxellois - vendredi 19 janvier 2018 - Intervention dans la discussion sur la motion en conflit d'intérêts concernant le projet de loi relative à la relance économique et au renforcement de la cohésion sociale
Faut-il soulever un nouveau conflit d'intérêts pour arrêter un projet de loi fédérale qui au premier abord paraît sympathique en créant un statut permettant, dans certains domaines,  des prestations défiscalisées pour 500 euros par mois ? DéFI appuie le conflit d'intérêts. Pourquoi ? 
Ce projet de loi aurait dû faire l’objet d’une vraie et large concertation entre entités fédérale et fédérées. Cela s’appelle la loyauté fédérale. « La loyauté fédérale », quels beaux mots, riches d’une belle ambition pour un petit pays. Mais que fait le gouvernement fédéral de cette « loyauté fédérale », dans ce projet comme dans d’autres ?
Ce n’est pas DéFI qui le dit, ce sont des dizaines d’avis remis, depuis quelques mois déjà, par de nombreux acteurs du monde du travail (aussi bien dans le camp patronal que dans le camp syndical) qui se sont prononcés en défaveur du régime de défiscalisation. De plus, dans le processus de dialogue entre entités, le Conseil d’Etat a remis un avis on ne peut plus clair sur ce projet. 
Extrait de l'avis du Conseil d'Etat : « Le régime en projet en matière de travail associatif a une incidence considérable sur des secteurs où la vie associative joue un rôle important, comme par exemple, le secteur du sport, le secteur des soins et le secteur socio-culturel, et qui relèvent de la compétence des communautés et des régions. Lors de l’exercice des compétences fédérales qui sont ici en cause, l’autorité fédérale devra avoir égard au principe de proportionnalité et elle doit, dès lors, veiller à ce que l’exercice des compétences des communautés et des régions ne soit pas rendu impossible ou exagérément difficile, notamment en ce qui concerne le volontariat organisé dans un certain nombre de secteurs. Il est, dès lors, fortement recommandé d’organiser une concertation avec les communautés et les régions en ce qui concerne le travail associatif. »
Il incombait donc au gouvernement fédéral de mener des discussions avec les entités fédérées au sujet de ce projet de loi mais ignorant totalement cette recommandation formulée par le Conseil d’Etat, le gouvernement Michel n’a pris aucune initiative en vue de nouer un dialogue avec les entités fédérées. Par conséquent, ce sont les gouvernements des entités fédérées eux-mêmes qui ont dû proposer à l’exécutif fédéral d’entamer une concertation au sujet du projet de loi relative à la relance économique et au renforcement de la cohésion sociale. Cependant, le Comité de concertation de ce lundi 15 janvier 2018 a tourné court et le projet fut voté mardi en commission de la Chambre, au pas de charge. 
Je voudrais donner deux exemples concrets des risques que comporte ce projet de loi.
·       Un exemple dans le domaine de l’aide aux seniors, aux personnes âgées. En Région bruxelloise, le choix a été fait de limiter le nombre de lits dans les maisons de repos et maisons de repos et de soins. Ce choix est accompagné d’une politique pour aider le maintien des personnes âgées à domicile. Tant ici qu’à la CCC, des associations de soins à domicile sont agréées, contrôlées, subsidiées pour aider, soigner, rendre des services aux personnes âgées qui n’ont plus la capacité d’être totalement autonomes. Ces associations travaillent avec du personnel, des aides-soignantes, des infirmières, des assistants sociaux qu’elles forment, encadrent, suivent au mieux. Si demain une partie de ce personnel déjà rare - qui effectue un travail dur, avec des salaires parfois assez bas – demande de diminuer son temps de travail à 4/5 pour monnayer auprès de personnes âgées fragiles ou de leurs familles, leur travail pour 500 euros par mois complémentaires, cela va entraîner de vrais problèmes. Problème de qualité des soins  (qui va contrôler qu’il n’y a pas d’abus durant ce 1/5 temps ? Personne. Qui va se charger de la formation de ces « aidants » ? Personne), problème d’organisation des soins pour les associations agrées vu la fuite crainte d’une partie du personnel.
·       Un autre exemple, celui des bénévoles volontaires qui s’investissent pour les personnes en situation de handicap. Ce sont des heures et des heures de leur temps libre que ces bénévoles ou volontaires consacrent pour aider les personnes handicapées et leurs familles, pour construire des institutions, pour offrir du répit, des loisirs. Ne risque-t-on pas une certaine « marchandisation » de ce bénévolat, une diminution de ce volontariat ?
Je terminerai par une réponse aux menaces entendues hier en commission. 
Dans toute procédure de concertation, il faut une volonté des deux côtés de la table. Il faut que du côté du gouvernement fédéral, les membres de la majorité tant flamands que francophones puissent ouvrir leurs oreilles à tous ces acteurs  du monde du travail (UCM, SNI, CNT, FGTB, CSC, certaines commissions paritaires et sous-commissions paritaires des secteurs de l’aide aux personnes, plateforme francophone du volontariat, etc.) qui ont remis un avis négatif sur l’avant-projet de loi et ont formulé une série de craintes et critiques à l’encontre du régime proposé.
Ce qui m’a marquée et que je retiendrai des arguments soulevés hier en commission, c’est la sortie du MR, qui a suspendu comme une épée de Damocles au-dessus de nos têtes : « Attention vous feriez bien de réfléchir aux conséquences. Sachez-le ! ». D’après les libéraux, l’adoption de la motion en conflit d’intérêts confortera l’opinion publique flamande dans la conviction que les partis francophones sont sources de blocages et qu’ils s’opposent systématiquement aux réformes socio-économiques souhaitées par une grande majorité des Flamands. Selon ce raisonnement, l’utilisation fréquente de la procédure en conflit d’intérêts contribuerait au renforcement du courant nationaliste flamand et créerait les conditions propices à un scénario de partition du pays. Allez, au MR, redressez-vous, un peu de courage ! La peur et les menaces ne peuvent dicter l’attitude politique. Ouvrez vos oreilles – et sans doute un peu vos veines et votre cœur – à l’écoute de tout le secteur concerné ici.
DéFI refuse de céder au chantage de la N-VA, chantage sur la disparition de la Belgique. Il faut arrêter de faire croire à l’opinion publique francophone que si l’on ose s’opposer à une proposition défendue par la N-VA, on met en péril l’existence même du pays. En d’autres termes, il faut arrêter de dire aux francophones que s’ils souhaitent préserver l’actuel système fédéral, alors ils doivent nécessairement accepter de soutenir toutes les propositions émanant de la N-VA.
En plus, dans ce dossier, on le sait, l’Open VLD veut, à tout prix, décrocher son trophée (à savoir la défiscalisation des revenus tirés du travail associatif, des services occasionnels et des prestations fournies à partir des plateformes d’économie collaborative), puisque le CD&V a obtenu le sien (l’instauration d’une taxe sur les comptes-titres) quelques mois après que la N-VA et le MR ont obtenu le leur (la réforme de l’impôt des sociétés).
DéFi a signé et votera cette procédure en conflits en pensant d’abord au secteur social de l’aide aux personnes, en demandant de revoir l’ampleur de l’application du système pressenti. Ne détricotons pas le travail de qualité réalisé au quotidien par le secteur associatif, à Bruxelles, en Wallonie et en Flandre.

 Texte complet de mon intervention : cliquez ici

10 novembre 2017

Carte européenne de reconnaissance du handicap : à demander...

Parlement francophone bruxellois - question orale à la Ministre Frémault - vendredi 10/11/2017

Il y a quelques jours, le 19 octobre dernier, a été présentée la carte européenne de reconnaissance du handicap, European disability card. Les différentes entités responsables de la politique destinée aux personnes en situation de handicap ont collaboré à ce projet, avec les instances européennes.

Le fait d’élaborer une carte personnelle de reconnaissance du handicap a suscité quelques débats mais il me semble que c’est un outil vraiment positif afin que les personnes touchées par un handicap puissent bénéficier plus facilement de certains avantages ou de certaines adaptations des services publics. Cette carte, comme vous avez déjà pu l’expliquer, est le résultat d’une collaboration avec le service public fédéral sécurité sociale et les entités fédérées.

Comme la carte est maintenant mise en fonction, je voulais vous interroger par rapport à quelques points plus concrets pour la rendre effectivement utile :
  • Le développement de la carte nécessite l’élaboration d’une liste de prestations offertes, par exemple dans les domaines de la culture, des loisirs, du sport, mais cela pourrait aller au-delà vers l’emploi, les transports publics etc… J’aimerais savoir quelles ont été les démarches du côté de la Commission communautaire française et du service PHARE vers les différents prestataires de service dans les domaines relevant de la Cocof bien sûr mais au-delà aussi ? A titre d’exemple, les centres culturels, les centres sportifs, musées etc.. ont-ils été contactés par le service PHARE ? Quid des contacts avec des services de la Région (STIB,…) ou des communes bruxelloises ? Comment se répartissent ces démarches avec le SPF Finances ?
  • J’ai pu lire que la carte était délivrée sur demande. La lettre électronique PHARE-ECHOS d’octobre 2017 annonce que la carte européenne de reconnaissance du handicap est désormais disponible sur demande pour les personnes admises au service PHARE. A combien estime-t-on le nombre de cartes pouvant être distribuées au total ? Et à combien de demandes s’attend-on ? Y en a-t-il déjà eues ? Y a-t-il eu une réflexion sur un possible envoi systématique d’une carte pour toutes les personnes en situation de handicap inscrites au service PHARE ?
  • Vous aviez répondu lors d’une précédente question qu’un budget de 10.000€ avait été liquidé sur le budget 2016 et qu’un montant de 35.000€ était prévu à l’initial 2017. Je voulais savoir à combien s’élevaient les dépenses totales actuelles et à quoi elles étaient destinées ?
  • Si un prestataire de service dans les domaines de la culture, du sport ou des loisirs prévoit des avantages particuliers pour les détenteurs d’une carte de reconnaissance du handicap, celui-ci pourra-t-il obtenir un soutien de la Cocof pour couvrir les avantages octroyés, que ceux-ci sont financiers ou qu’il s’agisse de mettre du personnel à disposition pour accompagner la personne en situation de handicap ?
  • Sept autres pays européens participent déjà à la reconnaissance de cette carte. Il s’agit de Chypre, Estonie, Finlande, Italie, Malte, Slovénie, Roumanie. Savez-vous si les autres états membres de l ‘UE sont prêts à rejoindre ce projet et cette reconnaissance de la carte européenne de reconnaissance du handicap ?
La ministre m'a indiqué que 1.800 personnes avaient déjà demandé la carte mais pas d'info sur la répartition par région...
Pour obtenir plus de renseignements : Cliquez ici 
et si vous habitez Bruxelles et êtres reconnu comme personne handicapée, envoyez un mail à