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22 février 2019

Et si les différents parlements belges se réunissaient ensemble pour entendre les scientifiques et discuter avec eux de leurs propositions pour le climat ?

Et si les différents parlements belges se réunissaient ensemble pour entendre les scientifiques et discuter avec eux de leurs propositions pour le climat ? 
Bravo ! Bravo à vous les jeunes qui avez marché ces dernières semaines.
Je vous dis bravo parce que votre démarche me touche beaucoup. 
Elle me touche comme maman qui voit en vous une génération lucide, consciente et courageuse; elle me touche comme adulte qui commence à regarder le chemin de vie parcouru et qui espère que le monde ira mieux mais elle me touche surtout comme responsable politique. 
La responsabilité de ma génération, des générations qui m'ont précédée est énorme. Des choses positives ont été faites et je suis fière du travail accompli quand mon parti a pu occuper le poste de ministre bruxellois de l'environnement de 1994 à 2004 avec Didier Gosuin : tri sélectif des déchets, construction de l'incinérateur et des stations d'épuration de l'eau, adoption de l'arrêté bruit seule réglementation qui limite la pollution due au survol des avions. Ce sont des petits pas. 
Aujourd'hui, il faut aller plus loin et plus vite. 
Comment les institutions démocratiques et le monde politique peuvent-ils valablement vous emboîter le pas et concrétiser vos attentes ? Je me demande si le mieux ne serait pas d'abord que les parlements, ce "rassemblement d'élus", de citoyens prennent conscience et interrogent les scientifiques qui ont signé l'appel pour le climat. Pourquoi pas réunir les membres de la Chambre, du Sénat, du Parlement de la Fédération Wallonie-Bruxelles, du Vlaamse Raad, du Parlement wallon, du parlement régional bruxellois et du Parlement germanophone en un même endroit (au Heyzel ?) pour rencontrer les scientifiques, discuter et déposer ensemble des propositions fortes. 

02 décembre 2018

Marchez à grandes enjambées car la politique des petits pas ne suffit pas

Ce dimanche, nous étions plus de 70.000 à marcher pour sauver notre planète, à marcher pour le climat. 
Pour moi, c'était une belle marche, digne, forte de messages tournés vers le futur, vers un monde meilleur. Certains diront que je suis très bisounours. Peut-être. 
Porter des espoirs et vouloir que les choses changent n'est-ce pas la base même de l'engagement politique ? C'est en tout cas ce qui porte le mien.
J'ai marché avec mes enfants, mes amis. J'ai marché avec mon parti. J'ai surtout marché avec beaucoup d'inconnus qui demandaient aux grands de ce monde de la clairvoyance et de l'action. Une demande faite dignement, sans violence contrairement aux scènes que l'on a pu voir à Bruxelles vendredi et dans toute la France ces derniers jours. 
Quand notre pays osera-t-il enfin revenir sur le principe de la subsidiation des voitures de société et de la fiscalité automobile au profit d’une revalorisation salariale digne de ce nom ? Quand le prix des trajets en train diminuera-t-il et celui des avions sera-t-il soumis à la TVA ? Quand décidera-t-on d'interdire les emballages plastique tous azimuts ? 
Et puis, in fine, quand le courage et l'intelligence guideront-ils les décisions politiques plutôt que l'ambition personnelle et les jeux partisans et assassins ? 
  

23 novembre 2018

Obligation liées au recyclage des déchets pour les entreprises : les conventions en attente

Parlement régional bruxellois - vendredi 23/11/2018 - Séance plénière - Question d'actualité


J'ai questionné aujourd'hui la Ministre Frémault au sujet de l'obligation de recyclage de certains déchets. En effet, la presse de ce week-end  (l’Echo) a mis en avant les conséquences possibles d’un jugement du Tribunal de Commerce de Gand, sur le financement des obligations de reprise de certains types de déchets.
La société requérante a obtenu gain de cause et ne devra pas payer la cotisation obligatoire car plus aucune convention environnementale ne liait Recytyre à la Région flamande. L’article précise que la crainte est grande de voir ce jugement appliqué à Bruxelles puisque Récupel et Bebat « ne sont plus liés par une convention en Wallonie et à Bruxelles », ce qui crée une incertitude juridique.
Mes questions à la Ministre :Où en est-on en Région bruxelloise ? Pourquoi n’y a-t-il plus de convention ? La Région pourra-t-elle couvrir rapidement cette absence de base légale ?  
La ministre a confirmé les informations concernant l'absence de conventions actuelles dans certains domaines mais elle a a fait le point en annonçant que les négociations sont en train d'aboutir sur les conventions qui doivent être renouvelées  : 
  • Panneaux photovoltaïques : signature en cours. Publication en janvier 
  • Piles et batteries électriques; (Bebat et Febelauto) - Déchets d'équipements électriques et électroniques (Recupel) - Véhicules hors d'usage(Febelauto) et huiles minérales (Valorlub) : passage en première lecture opéré, enquête publique clôturée et analysée, envoi au Parlement
  • Pneux (recytyre) : résultats de l'enquête publique sont encore en cours d'analyse et le Conseil de l'Environnement n'a pas encore remis son avis. En fonction de cet avis, seconde lecture puis envoi au Parlement.

09 novembre 2018

Politique climatique en Belgique


Débat et vote aujourd'hui au Parlement régional bruxellois de la résolution interparlementaire sur la politique climatique de la Belgique. Eric Bott a défendu ce texte et dit l'importance de ces enjeux pour DéFI. 
Accès au texte:

Ce texte sur le climat est le fruit d’une démarche inédite au sein de la Belgique fédérale. En effet, la Chambre des Représentants, le Parlement flamand, le Parlement de Wallonie, le Parlement de la Région de Bruxelles-Capitale et le Parlement de la Communauté germanophone à titre d’observateur ont mis sur pied au mois de mai 2017 un dialogue interparlementaire sur le climat, afin d’engager un travail de concertation sur la problématique du changement
climatique.
Un travail parlementaire difficile et remarquable pour un enjeu qui nous inquiète tous - à part Monsieur Trump (pour paraphraser Renaud). J'espère que ce texte et les prises de consciences actuelles aboutiront concrètement à des décisions fortes et audacieuses. Le maintien de mesures comme celle concernant les voitures de société dans notre pays est pour moi une aberration, incompatible avec une bonne gouvernance face aux enjeux climatiques.

23 octobre 2018

Régionalisation des déchetteries communales et les difficultés rencontrées à la déchetterie de Woluwe-Saint-Pierre : comment améliorer la situation ?


Voir les articles de presse : 
- La Libre du vendredi 26/10/2018 : "La déchetterie du Val des Seigneurs victime de son succès" 
- La Capitale du lundi 29/10/2018 : "Le Val des Seigneurs se plaint de la déchetterie" 

Les habitants de la région bruxelloise sont demandeurs de pouvoir disposer d'une déchetterie pour pouvoir amener leurs objets anciens, les recycler. La région a mis au point un parc de "Recypark", en créant de tels parcs ou en reprenant des déchetteries communales. C'est le cas avec la déchetterie de WSP devenue déchetterie régionale ou "recypark", avec ouverture de cet espace de collecte aux habitants de WSL. Le lieu est enclavé derrière des immeubles d'habitation et les riverains subissent des nuisances importantes.

J'ai dès lors interpellé les Ministres Laanan et Frémault  au Parlement bruxellois ce mardi 23/10/2018.
Ma question : 
Suite à la sixième réforme de l’Etat et en application du volet intra-bruxellois de celle-ci, plusieurs déchetteries communales ont été régionalisées. La commune de Woluwe Saint-Pierre a été la première à 
régionaliser son parc à conteneur. Depuis l’entrée en vigueur de cette régionalisation, le 1er avril 2015, les heures d’ouverture ont été doublées et le nombre de visiteurs a de facto fortement augmenté.
Deux interpellations ont récemment eu lieu au conseil communal de Woluwe-Saint-Pierre. Au dernier conseil communal, une interpellation citoyenne a pointé les difficultés importantes vécues par les habitants de ce quartier. Le Comité de quartier du Val des Seigneurs a clairement expliqué les problèmes quotidiens que vivent les riverains qui habitent à proximité du Recypark. Ces citoyens dénoncent principalement les nuisances liées entre autres :
- Au trafic de voitures (arrivée matinale (6h30) des conteneurs et camions avant les heures d’ouverture, files de voitures et camionnettes dans les rues, etc.) ;
-  Aux déchets situés aux extrémités de la décharge et à proximité des habitations.
Le Comité a listé une série de propositions à court, moyen et long terme.
J’en cite quelques-unes :

  •       Étude des nuisances actuelles ;
  •    Respect de la convention, du bail emphytéotique – ce qui n’est plus le cas (heures de manutention);
  •      Rotation d’accès pour les habitants de WSP et de WSL et non accès à tous, à tout moment ;
  •      Diminution des jours d’ouverture ;
  •    Aménagement technique pour des solutions à court terme : des demandes précises ont été transmises par la commune il y a plusieurs mois et aucun suivi n’est fait, semble-t-il ;
  •      Délocalisation vu l’espace situé en intérieur d’îlot dans ce quartier.
En matière d'urbanisme, d'environnement ou encore de mobilité, il existe un certain nombre de procédures à respecter et j’ose présumer que l’installation des déchetteries régionales a été étudiée en fonction de ces paramètres.
Par ailleurs, j’imagine que les nuisances subies par les riverains vivant aux abords des Recypark ne concernent pas que les habitants de Woluwe-Saint-Pierre. Par conséquent, ne conviendrait -il pas d’avoir une réflexion plus large en consultant les citoyens qui vivent à proximité de ces déchetteries communales qui ont été régionalisées et de concevoir des pistes de solution en vue d’améliorer le quotidien des riverains (ex. :  inscription préalable via internet ou téléphone pour venir déposer ses biens à jeter, réexamen des voies d’accès aux déchetteries) :
Madame la Secrétaire d’Etat mes questions sont donc les suivantes :
-       Avez-vous mené une enquête de voisinage en vue d’obtenir les retour éventuels des riverains vivant à proximité des déchetteries communales qui ont été régionalisées ?  Dans l’affirmative, comment s’est opérée cette consultation et quels en sont les échos? Dans la négative, une telle consultation est-elle envisagée ? Dans quels délais ? Il semble en tout cas que, à l’instar de ce qui se passe dans le quartier du Val des Seigneurs, certaines nuisances perturbent le quotidien des riverains auxquelles et il convient d’apporter des solutions.
-       Vos équipes sur le terrain ont-elles constaté une recrudescence des déchets et des dépôts clandestins aux abords des déchetteries régionalisées ? Disposez-vous de chiffres ?
-       Une analyse en terme de bruit aux alentours des déchetteries communales régionalisées a-t-elle été réalisée en vue de mesurer les nuisances potentielles pour les voisins de ces lieux ? Dans l’affirmative, quelles en sont les conclusions ? Dans la négative, au vu de la publication imminente du Plan-Bruit, des mesures spécifiques en vue de limiter les nuisances sonores sont-elles prévues ?
-       Pour ce qui concerne les aspects liés à la mobilité, avez-vous connaissance de problèmes de mobilité aux alentours des déchetteries régionales ? Si oui, lesquelles ? Quelles réponses ont-elles été apportées pour résoudre ces problèmes ?

  Résumé de la réponse des Ministres : cliquez sur ce Lien 




10 juillet 2018

Survol : 97 % d’atterrissages de nuit en infraction ! La colère des Bruxellois est juste. DéFI exige que le Fédéral mette fin aux infractions à l’arrêté Gosuin !


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ParIement régional bruxellois- Commission de l'Environnement - Interpellation de Mme Caroline PERSOONS, Députée bruxelloise DéFI, à Mme Céline FREMAULT, Ministre - Déposée le 01/06/2018 – Développée en Commission de l’Environnement PRB le 10/07/2018 
Concerne :   Survol-plan des routes et les recours en justice : suite du jugement du 20/07/2017 et résultat des nouveaux sonomètres installés en Région bruxelloise, la plainte de 150 habitants, la nouvelle décision de justice en référé de ce 31/05/2018
  
Comme les Bruxellois, et les habitants de la périphérie, DéFI est en colère contre la situation de survol de la Région bruxelloise qui s’envenime, pour tous les quartiers.

Ce matin, en commission de l’environnement du parlement bruxellois, Caroline Persoons, députée DéFI, a dit cette colère et a questionné la Ministre de l’Environnement sur les chiffres d’infractions issus des sonomètres « Charrette » (WSL) et « Balis » (WSP). 
« 97% des vols de nuit en atterrissage sous la 01 (sonomètre mobile « Balis ») sont en infraction par rapport à l'arrêté Gosuin ! La colère des habitants est là, légitime, justifiée ! Nous dénonçons ce pilonnage d’atterrissages mais aussi les décollages continus sur Evere/Schaerbeek/WSL/WSP ainsi que l’utilisation de la route du canal. On ne peut accepter de voir ainsi survoler des quartiers si densément peuplés ! »
La  Ministre a également répondu aux questions de Caroline Persoons par rapport au sonomètre « Charrette » (WSL) où près de 15 % des vols sont en infraction entre 23 et 6h, càd pour des décollages !

DéFI dénonce l’inertie du gouvernement fédéral, des ministre successifs MR, Galand et Bellot, qui n’ont fait aucune proposition pour améliorer la situation alors que c’est de la seule compétence du Fédéral de proposer de nouvelles routes. Force est de constater que les Ministres MR, n’ont même pas réuni les entités compétentes en matière d’environnement et de santé !

Constant et respectueux de ses engagements, DéFI :
-  exige que le survol de nuit de la région bruxelloise soit interdit entre 22h00 et 7h00 ;
-  demande au gouvernement fédéral de respecter le droit à un environnement sain et de qualité ;
- confirme la demande de suppression du survol de la zone du Canal ;
-  soutient l’allongement de la piste 25L (virage gauche) ;
- exige que soit sanctionné tout non-respect des routes aériennes ;
- exige le strict respect par le gouvernement fédéral de l’arrêté Gosuin du 27 mai 1999 ;
- exige une adaptation des procédures et routes aériennes.
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Pour poursuivre avec le texte de mon interpellation, cliquez ici :