20 octobre 2017

La Comédie Volter est sur scène à Paris encore pour 2 mois !

Après Avignon cet été, c’est à Paris que la Comédie Volter se fait connaître et présente une très belle pièce, « Meilleurs alliés », jusqu’au 30 décembre au Théâtre du Petit Montparnasse. J’ai eu la chance d’y voir la pièce et veux, par cet article, mettre à l’honneur la Comédie Volter car il est assez rare de voir une de nos compagnies théâtrales présente en France pendant plusieurs mois.

Un moment d’histoire intense : le face-à-face de Churchill et de Gaulle

La pièce écrite par Hervé Bentegeat nous fait vivre la rencontre de Churchill (Michel de Warzée) et de Gaulle (Pascal Racan) à la veille du débarquement des alliés en juin 1944. Ce dialogue donne un éclairage fourni et intéressant non seulement sur le débarquement mais aussi sur ces deux hommes d’Etat, ces héros de l’Histoire du 20e Siècle. Derrière l’entente des Alliés et une certaine mise à l’écart de de Gaulle, derrière les colères et les caractères trempés de ces chefs d’Etats, l’on voit poindre la naissance de l’Union européenne, projetant au passage une lumière particulière sur le Brexit.

"Des femmes dans mon gouvernement ? Voulez-vous que je crée un sous-secrétariat d'état au tricot ?"
En plus du texte qui retient l’attention avec certaines répliques mémorables, la mise-en-scène de Jean-Claude Idée et le jeu des acteurs plongent véritablement le spectateur dans l’ambiance de cette époque, avec en toile de fond des images d’archive intéressantes. Humour et émotion émaillent cette analyse politique et historique et je retiendrai, à titre personnel, ce moment où de Gaulle parle au téléphone avec sa fille Anne.
Félicitations à Michel de Warzée et à l’équipe de la Comédie pour ce beau moment théâtral, salué lors la première à Paris, par son Excellence l’Ambassadeur de Belgique.
On ne peut qu’espérer aussi une reconnaissance, de la part de presse francophone belge et des autorités de la Fédération Wallonie-Bruxelles, pour la Comédie Volter et pour cette création produite en collaboration avec le Théâtre du Petit Montparnasse.


Et si vous n’avez pas l’occasion d’aller applaudir Michel de Warzée et ses comparses à Paris, retenez déjà vos places à Woluwe puisque la pièce sera donnée du mercredi 17 janvier au dimanche 11 février 2018 à la Comédie Volter avenue des Frères Legrain (tél Tel 02/ 762 09 63).

18 octobre 2017

Une page se tourne : je démissionne du Parlement de la fédération Wallonie-Bruxelles

Ce mercredi 18 octobre, avec émotion, après 22 ans et 3 mois de travail constant, passionné et passionnant, j'ai annoncé ma démission de mon mandat de députée au Parlement de la Fédération Wallonie-Bruxelles. 

Je suis fière du travail accompli et je remercie sincèrement tous ceux qui y ont contribué. Mes collègues de tous les groupes m'ont applaudie longuement. Merci à eux.
Pourquoi quitter une assemblée que j'adore ? 
J'ai toujours essayé de traiter un maximum de dossiers, travaillant beaucoup, parfois plusieurs nuits de suite. J'ai rencontré des centaines de personnes dans tous les secteurs. Passionnant.
Pour accomplir un mandat parlementaire correctement, il faut qu'un minimum de conditions matérielles soit réuni. DéFI ne constitue pas un groupe reconnu à la Fédération Wallonie-Bruxelles. Nous n'y disposons d'aucun collaborateur ni même des informations utiles de la part de la Conférence des présidents du Parlement. 
Je ne peux pas continuer un travail de qualité dans ces conditions. 
Durant cette dernière séance, je monterai 3 fois à la tribune sur 3 sujets qui ont toujours guidé mon travail.
Ma dernière question d'actualité porte sur le soutien aux francophones de la périphérie et la recommandation du Conseil de l'Europe. J'ai demandé au Ministre-Président Demotte de relancer, au sein du Ministère de la Fédération Wallonie-Bruxelles, le service d’information aux Francophones de l’extérieur.
Ensuite, dans une matière culturelle que j'aime tant, j'irai apporté le plein soutien de DéFI au décret sur le prix unique du livre. 
Enfin, dans un dossier que je suis depuis 1996, à savoir le numerus clausus, je défendrai le vote d'une motion en conflit d'intérêts. 
Voilà une page se tourne. Je vais en écrire d'autres, très belles... à commencer par une présence plus sereine auprès de ma famille. 
Et pour ceux qui me connaissent mal et qui douteraient de mon honnêteté, je n'ai aucune casserole à mes basques, je ne suis inculpée dans aucun dossier et je ne compte pas trahir DéFI pour aller dans un autre groupe. 

17 octobre 2017

Sous financement du FNRS et avenir su secteur de la recherche


Question orale de Caroline PERSOONS, députée DéFI
 à Jean-Claude Marcourt, Ministre chargé de l’Enseignement supérieur


Parlement de la Fédération Wallonie-Bruxelles- Commission de l'enseignement supérieur - mardi 17/10/2017

Ce mardi, j'interroge le Ministre Marcourt sur le sous-financement du FNRS. 
Lors des rentrées académiques, chacune de nos trois universités  (ULB, ULiège et UCL) s’est alarmée du manque de financement structurel dont souffre le Fonds de la recherche scientifique (FNRS). Celui-ci est financé à 60% par la Fédération Wallonie-Bruxelles.

Le FNRS a pourtant un rôle fondamental : il est le centre qui finance une grande partie de la recherche et des chercheurs de la Belgique francophone. Il se concentre surtout sur la recherche fondamentale qui a pour principal objectif la compréhension de phénomènes.

La Secrétaire générale du FNRS regrettait «de ne pouvoir financer que 20% des demandes qui nous parviennent pour une recherche ou un doctorat, alors que 60 % des sujets de recherche proposés sont qualifiés, après évaluation, d’exceptionnels ou d’excellents ». Ce taux s’explique en partie par une croissance importante du nombre de candidatures déposées. Les universités doivent également répondre à de nouvelles demandes, notamment des collaborations internationales. Pour y faire face, le FNRS ne bénéficie d’aucun financement complémentaire.

Le FNRS fait face à un manque de financement structurel par rapport au nombre de chercheurs et au coût croissant des recherches scientifiques. Vous avez annoncé tout récemment un premier refinancement de la recherche fondamentale au travers du FNRS. Il sera augmenté de 8 millions d'euros à partir de 2018, ce qui représente 5% de son budget 2017.
D’où mes questions :
  • Ce financement sera-t-il récurrent ? D’où viennent ces moyens supplémentaires ? Vous annoncez également une « ambition d’augmenter ce montant dans les années à venir». Pouvez-vous nous en dire plus ? Avez-vous déjà un calendrier de refinancement du FNRS pour les prochaines années ?
  • La Stratégie de Lisbonne au niveau européen fixe un objectif de 3 % du PIB consacré à la recherche. Où en est-on en FWB ? Se rapproche-t-on de cet objectif ? Quelles autres pistes alternatives pour refinancer la recherche fondamentale en FWB ?
  • Le FNRS fait état d’une perte en 2018 de 6 millions d’euros qui venaient du plan pour l’emploi issu du fédéral. Avez-vous abordé ce point qui touche le financement de la recherche fondamentale avec vos homologues du fédéral ?
  • Quelles sont, pour la recherche en Fédération Wallonie-Bruxelles, les conséquences des mesures prises au Fédéral ces dernières années (suppression de BELSPO et création de l’Agence spatiale inter-fédérale - faut-il rappeler que près de 50 départements universitaires et Centres de Recherche sont actifs dans le domaine spatial en FWB , dont le centre spatial de Liège entre autres -, etc…) ?

Réponse du Ministre : lien (à venir)

  • Une série de mesures fédérales entraine un "désinvestissement massif" dans le soutien à la politique scientifique. L'abandon du "plan pour l'emploi" au niveau fédéral entraine la perte d'une 60aine de postes de chercheurs par le FNRS chaque année. 
  • + une série d'autres abandons (dissolution BELSPO, autonomisation des Etablissements scientifiques fédéraux, incertitude sur la politique spatiale, abandon du financement des bourses de doctorat pour nos chercheurs à l'Institut de Florence sont de très mauvais signaux pour les acteurs de la recherche scientifique. 
  • C'est "un gouvernement rétrograde" dixit Marcourt
  • La Wallonie a presque atteint le pourcentage de 3 % du PIB d'investissement dans la recherche.


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05 octobre 2017

Oui au prix unique du livre !

Parlement de la fédération Wallonie-Bruxelles - commission culture 05/10/2017


Enfin ! En commission culture du Parlement de la Fédération Wallonie-Bruxelles, nous examinons le projet de décret relatif à la protection culturelle du livre. DéFI votera pour ce texte important qui instaure le prix unique du livre, met fin à la tabelle et soutient la lecture, y compris bien sûr via les bibliothèques publiques. C'est un texte positif mais il pose quelques questions quand même dont par exemple son champ d'application en région bruxelloise, la gestion concrète de la période transitoire de suppression de la tabelle, les conséquences pour les achats des bibliothèques publiques,...
Les points de mon intervention : cliquez ici (ça vient... Patience)
Pour accéder au texte du projet de décret :   http://archive.pfwb.be/1000000020700d8