04 décembre 2018

"Si tu veux tracer droit ton sillon, accroche ta charrue à une étoile"

Pour la dernière fois, avec émotion, j’ai ouvert une page blanche pour adresser quelques mots aux citoyens de Woluwe-Saint-Pierre, dans le journal communal, WoluMag. 
Comme titre, j'ai choisi cette citation car elle résume ce qui guide ma vie : travailler, rester droite, garder les pieds sur terre mais avec les yeux rivés sur l’horizon, le cœur porté par l’imagination, le rêve, les émotions et les envies.

Bilan et souvenirs : merci
Depuis six ans, j’ai pu me mettre au service des habitants en assumant avec beaucoup de bonheur ce mandat d’échevine. J’ai mené de nombreuses actions, avec une vision basée sur des valeurs, sur l’écoute et le dialogue, le soutien à la création et l’éducation. Création de P(ART)cours - biennale d’art contemporain dans le Parc de Woluwe et la promenade verte, mise-en-place du réseau culturel, évolution du centre culturel comme passerelle intergénérationnelle, inter-quartiers, interculturelle, placement de boîtes à livres, visites guidées des lieux remarquables, soirées cinéma en plein air, … un rapide bilan me permet de dire que 99 % du programme que nous avions établi en majorité en 2012 dans mes domaines ont été accomplis. J’ai même, avec le soutien du Collège, été bien au-delà de ce qui était prévu. Merci à tous, à mes collègues du Collège, aux équipes communales, aux artistes, aux citoyens pour tous ces projets menés ensemble, toutes ces belles rencontres.
Travailler au service de l’intérêt général, en réfléchissant la relation entre citoyens et responsables politiques
Quand j’ai quitté le secteur privé pour m’investir pleinement en politique, c’était avec le besoin essentiel de servir l’intérêt général, avec en moi, le sens du « bien commun », du respect de l’autre, de la dignité. Ces valeurs essentielles guideront toujours mes pas. Cependant, assumer une « responsabilité politique » n’est pas toujours simple. Les critiques sont nombreuses et parfois très dures, les responsabilités lourdes. Ce qui m’a le plus exaspéré, ce sont les messages racistes ou de réflexe « nimby » où seul le confort égoïste prévaut. Ce qui m’a aidée et portée plus loin, ce sont vos petits mots positifs ainsi que les rencontres riches d’idées et de projets. L’information en direct, les réseaux sociaux et l’usage rapide des courriels ont profondément changé le monde et les relations entre citoyens et responsables politiques. Nous devons aujourd’hui faire preuve de vigilance et de courage pour combattre le populisme et le nationalisme nauséabond. Cette réflexion démocratique, je veux la poursuivre avec différentes personnes ressources et tous ceux qui sont intéressés au sein d’un groupe qui prend forme.
Un nouvel horizon
« Qu’allez-vous faire maintenant ? » J’ai mille projets ! J’ai renoncé à ces élections communales-ci mais pas à mon engagement politique et je poursuis mon travail au Parlement bruxellois, appliquant ainsi clairement le décumul. Mes passions que sont l’art et la culture vivront grâce à de nouveaux projets de soutien à la création artistique. Je compte aussi amplifier mon investissement pour l’inclusion et l’attention aux personnes handicapées avec le lancement à Woluwe d’un groupe pour les parents d’enfants déficients. Je reste donc à votre service, au service de ma commune, mais autrement !

--> Merci pour la confiance que vous m’avez accordée. Bonne et heureuse année 2019 ! 

03 décembre 2018

Journée internationale des personnes handicapées : pour l'inclusion, en changeant le regard

Par quoi commence l'inclusion des personnes handicapées ? N'est-ce pas d'abord par le regard
En cette journée internationale des personnes handicapées, je veux mettre en avant le regard que l'on porte sur les personnes en situation de handicap.
En effet, ce samedi, j'ai assisté à une conférence consacrée à ce thème, conférence qui peut certainement faire avancer l'inclusion. Bravo aux initiatrices !
J'ai été touchée par les témoignages et l'analyse portés par les différents intervenants, dont mes trois enfants... 
Quand on croise une personne extra-ordinaire, une personne handicapée, un peu, beaucoup, quel regard porte-t-on sur elle ? Quelles émotions nous traversent ? Quel message lui envoyons-nous ? Comment ressent-elle ce regard insistant, pas toujours bienveillant ?  
Beaucoup d'oeillères doivent encore tomber, beaucoup de peurs et de réticences. Si certain disent "jobs, jobs jobs", je veux marteler "inclusion, inclusion, inclusion". Que ce 3 décembre et les 364 jours à venir puissent faire progresser l'inclusion.

02 décembre 2018

Marchez à grandes enjambées car la politique des petits pas ne suffit pas

Ce dimanche, nous étions plus de 70.000 à marcher pour sauver notre planète, à marcher pour le climat. 
Pour moi, c'était une belle marche, digne, forte de messages tournés vers le futur, vers un monde meilleur. Certains diront que je suis très bisounours. Peut-être. 
Porter des espoirs et vouloir que les choses changent n'est-ce pas la base même de l'engagement politique ? C'est en tout cas ce qui porte le mien.
J'ai marché avec mes enfants, mes amis. J'ai marché avec mon parti. J'ai surtout marché avec beaucoup d'inconnus qui demandaient aux grands de ce monde de la clairvoyance et de l'action. Une demande faite dignement, sans violence contrairement aux scènes que l'on a pu voir à Bruxelles vendredi et dans toute la France ces derniers jours. 
Quand notre pays osera-t-il enfin revenir sur le principe de la subsidiation des voitures de société et de la fiscalité automobile au profit d’une revalorisation salariale digne de ce nom ? Quand le prix des trajets en train diminuera-t-il et celui des avions sera-t-il soumis à la TVA ? Quand décidera-t-on d'interdire les emballages plastique tous azimuts ? 
Et puis, in fine, quand le courage et l'intelligence guideront-ils les décisions politiques plutôt que l'ambition personnelle et les jeux partisans et assassins ? 
  

23 novembre 2018

Obligation liées au recyclage des déchets pour les entreprises : les conventions en attente

Parlement régional bruxellois - vendredi 23/11/2018 - Séance plénière - Question d'actualité


J'ai questionné aujourd'hui la Ministre Frémault au sujet de l'obligation de recyclage de certains déchets. En effet, la presse de ce week-end  (l’Echo) a mis en avant les conséquences possibles d’un jugement du Tribunal de Commerce de Gand, sur le financement des obligations de reprise de certains types de déchets.
La société requérante a obtenu gain de cause et ne devra pas payer la cotisation obligatoire car plus aucune convention environnementale ne liait Recytyre à la Région flamande. L’article précise que la crainte est grande de voir ce jugement appliqué à Bruxelles puisque Récupel et Bebat « ne sont plus liés par une convention en Wallonie et à Bruxelles », ce qui crée une incertitude juridique.
Mes questions à la Ministre :Où en est-on en Région bruxelloise ? Pourquoi n’y a-t-il plus de convention ? La Région pourra-t-elle couvrir rapidement cette absence de base légale ?  
La ministre a confirmé les informations concernant l'absence de conventions actuelles dans certains domaines mais elle a a fait le point en annonçant que les négociations sont en train d'aboutir sur les conventions qui doivent être renouvelées  : 
  • Panneaux photovoltaïques : signature en cours. Publication en janvier 
  • Piles et batteries électriques; (Bebat et Febelauto) - Déchets d'équipements électriques et électroniques (Recupel) - Véhicules hors d'usage(Febelauto) et huiles minérales (Valorlub) : passage en première lecture opéré, enquête publique clôturée et analysée, envoi au Parlement
  • Pneux (recytyre) : résultats de l'enquête publique sont encore en cours d'analyse et le Conseil de l'Environnement n'a pas encore remis son avis. En fonction de cet avis, seconde lecture puis envoi au Parlement.

16 novembre 2018

Mise-en-cause du numerus clausus : quels contacts avec la FWB et le Fédéral ?

Ce vendredi, j'interroge le Collège de la Cocof par rapport au numerus clausus. Il y a un an, nous votions au Parlement Francophone Bruxellois une motion de conflit d’intérêts par rapport au numerus clausus. Nous connaissons le sort qui y fut réservé : la loi fédérale a été votée en mars dernier, malgré l’avis du Conseil d’Etat, malgré le conflit d’intérêts, en pénalisant chaque année la FWB de plus de 100 médecins à former. Avec les conséquences que l’on peut imaginer pour ces étudiants, pour l’accès aux soins de santé, …
L’entrée en 1ère année de médecine et dentisterie a été soumise cette année, et pour la deuxième fois, à un examen d’entrée mais avec application cette année du numerus fixé par la nouvelle loi portée par le Gouvernement NVA-MR.  Plus de 1.000 candidats ont réussi l’examen d’entrée en médecine et dentisterie alors que le quota fédéral n’ouvre que 505 places de médecins du côté francophone, chiffre figé dans la loi contrairement au quota flamand.
Ces derniers jours, les articles de presse se sont multipliés face à ces chiffres de 1042 réussites. Pour certains, tel l’ABSYM, il faut faire un concours au bout de 3 ou 6 ans pour ne garder que 505 étudiants. D’autres, et personnellement je les rejoins, demandent la suppression du numerus. La suppression est d’ailleurs, fait nouveau, prévue en France.
Faut-il rappeler qu’il y a quelques mois, la nouvelle étude de l’Observatoire de la santé et du social sur les besoins en médecins généralistes a souligné qu’une pénurie guette notre Région. De fait, alors que la population bruxelloise tend à s’accroître chaque année, l’étude relève un vieillissement de la population des médecins généralistes à Bruxelles.
Une des conclusions – limpide – qui est dressée dans cette étude précise qu’une planification nationale des quotas de médecins généralistes sans un dialogue avec les entités fédérées n’a pas de sens. Force est de constater que le niveau fédéral a tout mis en œuvre pour aggraver cette pénurie en gestation.
Aujourd’hui, vu les résultats de l’examen d’entrée, vu l’étude sur les médecins généralistes, vu l’évolution de certains pays européens sur le numerus clausus, vu aussi qu’à nouveau certains veulent changer le système et imposer un concours, j’aimerais interroger le Collège Cocof sur ses contacts avec la Fédération Wallonie-Bruxelles d’une part, et avec le niveau fédéral d’autre part. Cette question a-t-elle été récemment abordée en concertation ?
A-t-on analysé les besoins en médecins spécialistes pour les institutions de santé dépendant de la Cocof ?
Réponse du Collège : Lien à venir

09 novembre 2018

Il y a cent ans


Il y a cent ans…
Le 11 novembre prochain marquera le centième anniversaire de la fin de la Grande Guerre; c’est le moment de se souvenir. Durant mon mandat d’échevine qui s’achèvera le 4 décembre, j’ai tenu, avec le Collège, à mettre en avant cette période de commémoration. Les dernières activités prévues dans ce cadre auront lieu durant le mois de novembre. Je vous invite à les découvrir.
Des affiches officielles historiques sur les panneaux électoraux
Sur les panneaux électoraux communaux, les têtes des candidats ont fait place à des affiches officielles de la
guerre 14-18. Prendre le temps de les lire est passionnant mais fait froid dans le dos. Comment nos aïeuls ont-ils pu vivre alors dans ce quotidien sans pitié ? Comment les autorités, les fonctionnaires ont-ils vécu ces obligations d’affichage et de contrôle qui leur étaient imposées ?

L’adoption des « héros oubliés » par les écoles
Woluwe-Saint-Pierre n’a pas tenu un rôle particulier dans cette guerre mais de nombreux habitants ont défendu alors notre liberté et plus d’une quarantaine sont morts au combat ou des suites de leurs blessures de guerre. Pour témoigner de sa reconnaissance, la commune a choisi à l’époque de donner leur nom à des rues communales tels Jean-Baptiste Deraeck, François Desmedt, Roger Vandendriessche, François Gay, etc. Mme Geneviève Lacroix, historienne et co-auteur de la monographie « Woluwe-Saint-Pierre Histoire et terroir », a réalisé un travail de recherche minutieux et intéressant sur ces soldats. Une brochure a été réalisée pour les écoles, brochure qui sera mise en ligne sur le site internet de la commune. Il a aussi été proposé aux écoles d’adopter un de ces héros. De plus, une cérémonie spécialement dédiée aux écoliers aura lieu le mardi 13 novembre 2018 à 15 h au cimetière de Woluwe-Saint-Pierre, en présence de plus de 120 jeunes.

Une 3e et dernière exposition rétrospective
Le 3e volet de l’exposition « Une commune et ses habitants dans le quotidien de la guerre » se tiendra dans le hall de la population de la Maison communale du 13/11 au 7/12 prochain. Le vernissage auquel vous êtes conviés, aura lieu le mardi 13 novembre à 18h30 à la Maison communale.

« Lettres à Elise », pièce de théâtre au W:Halll
Les Baladins du Miroir, qui installeront sans doute leur chapiteau à Woluwe en novembre 2019, donneront un très beau spectacle au W :Halll le mardi 27/11. « Lettres à Elise » offre un témoignage bouleversant sur la Grande guerre et propose loin des hommages officiels et des grands faits de l'histoire, un drame familial intime et touchant. (Réservation www.Whalll.be)

Après les deux guerres mondiales, l’Union européenne est née de la volonté de paix et de respect. Se souvenir et commémorer doit aller de pair aujourd’hui avec le courage de lutter contre les groupes ou partis nationalistes, racistes, xénophobes, eurosceptiques. Pour nous, pour nos enfants et petits-enfants, rendons hommage à nos héros et refusons une société basée sur la peur et le rejet de l’autre.