18 février 2019

Soutien au secteur de l'édition et sort de la maison d’édition Samsa


Parlement de la Fédération Wallonie-Bruxelles - Commission de la Culture - Question à la Ministre Gréoli - Lundi 18/02/2019 -

Fin décembre 2018, l'administration Culture de la FWB a notifié à Christian Lutz, éditeur, ancien directeur de la maison « Le Cri » et actuellement des éditions « Samsa », qu’elle supprimerait toute subvention pour produire des livres littéraires, au motif que ses comptes 2017 sont déficitaires.

J'ai interrogé la Ministre Gréoli sur cette décision ainsi que globalement sur le secteur de la création littéraire, à l'édition et aux collaborations avec le secteur de l'enseignement. 
Sur la forme, l’argumentaire à la base de la décision  du ministère et de la Ministre expliquant que les subventions risquent de servir à payer d’anciennes factures plutôt que de permettre de produire des projets futurs ne semble a priori pas exact. Les projets littéraires pour lesquels cet éditeur avait introduit une demande de subvention début 2018 avaient déjà été produits et les livres sont parus sur fonds propres.
La justification comptable utilisée pour appuyer votre décision n’est donc pas pertinente.

Sur la question de la conformité aux directives européennes sur les aides d’état, il convient effectivement que l’activité concernée, fût-elle largement subventionnée, génère également des recettes propres. En l’espèce, ce critère est également rencontré par la maison d’édition Samsa puisqu’outre les recettes liées à la vente des livres, des fonds propres sont également dégagés par les administrateurs.

Sur le fond, au même titre que la musique - citons La Monnaie à titre de comparaison au niveau de pouvoir Fédéral - la plupart des créations artistiques ne sont pas rentables. Ce qui est le certainement le cas d’une maison d’édition qui concentre ses activités sur des créations artistiques exprimées dans des romans, des nouvelles, des essais ou encore sur la poésie.
C’est précisément la raison d’être du budget alloué à la Promotion des Lettres.

Mes questions à la Ministre sont les suivantes:
- Votre décision de supprimer toute forme de subside à la maison d’édition Samsa se fonde-t-elle uniquement sur l’argumentaire comptable envoyé par votre administration à son responsable?
- Dans la négative, quel est-il ?

Réponse de la Ministre : lien sera indiqué 
résumé : La ministre s'est entièrement basée sur les justifications liées aux "problèmes comptables". Les critères de 2016 demandent une gestion saine, ce qui n'était pas le cas selon l'administration et de la Ministre et les subventions ne peuvent être un revenu de substitution. De puis 2018, les nouvelles conventions sont en cours de signature (10 éditeurs, 2 doivent encore être finalisées). 


06 février 2019

"Ces femmes qui font bouger l'art et le design en Belgique"

Bel article dans La Libre de ce jour : Lien 
Je suis heureuse de voir que le travail que j'ai mené à Woluwe-Saint-Pierre en initiant le parcours d'art contemporain P(ART)cours ait permis de donner une visibilité à des femmes artistes de qualité. 

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04 février 2019

ARTISTES AU CENTRE ! Emploi artistique : statut, contrats… attentes et réalité.


Parlement de la Fédération Wallonie-Bruxelles - Commission de la Culture - lundi 04/02/2019 - Interpellation à la Ministre Gréoli 

Récemment, la CCTA qui regroupe les compagnes de théâtre adulte et l’Union des artistes ont publié chacun une lettre ouverte relayant les inquiétudes du secteur des arts de la scène.
En cette fin de législature, à l’heure du bilan j'ai voulu interpeller le Gouvernement de la FWB et spécialement la Ministre de la Culture sur le statut de l’artiste.   
A l'issue de mon interpellation et du débat qui en a suivi, j'ai déposé une proposition de motion pour réaffirmer les indispensables dialogues qui doivent se mettre en place - et vite - entre Etat fédéral, Communautés et régions pour améliorer la situation des artistes, pour leur donner un statut digne de ce nom. 
Accès au texte de la motion en cliquant ici

Mettre l’artiste au centre ! Voilà une nécessité qui se retrouve dans les discours des responsables politiques depuis quelques années. Sous l’ère de la Ministre Laanan et des  États généraux de la culture, on parlait de « rendre leur place aux artistes ». Plus récemment, la grande opération de concertation du secteur « Bouger les lignes », lancée par Joëlle Milquet en début de législature, avait également pour ambition de mettre l’artiste au centre. L’opération « Bouger les lignes » a été lancée après une phase préparatoire de consultation. Vous avez alors pu écouter les réclamations des acteurs et opérateurs culturels et artistiques : plus de 4 700 personnes ont participé aux rencontres publiques, six coupoles thématiques se sont tenues, et deux années de réflexions et de consultations ont abouti à une synthèse complète et transversale de 200 pages contenant 804 propositions.  Ces acteurs culturels étaient donc emplis d’espoir de voir leurs revendications s’accomplirent, mais sont finalement déçus car la demande principale, celle d’un statut, celle d’emplois plus stables n’est pas rencontrée.
« Comment créer le ventre vide avec la crainte d’être éjecté de son logement ? Comment oser créer une famille quand on ne sait pas de quoi sera fin demain ? », dénonçaient encore récemment des artistes. (Suite de mon interpellation et réponse de la ministre en cliquant ici)

Arts de la scène : lettres ouvertes de la CCTA


Parlement de la Fédération Wallonie-Bruxelles - Commission de la Culture - lundi 04/02/2019 - Question à la Ministre Gréoli

Récemment, la Chambre des Compagnies de Théâtre pour Adultes (CCTA) qui regroupe quelque 80 compagnies de théâtre adulte a publié une lettre ouverte relayant certaines inquiétudes du secteur des arts de la scène.
J'ai interrogé la ministre sur le sujet, dénonçant les incertitudes et certaines promesses non tenues. (voir la suite en cliquant ci-après)

22 janvier 2019

La Flandre refuse la diffusion de la RTBF en Flandre en DAB+


Le procédé DAB+ permet des avancées technologiques et une meilleure qualité d’écoute mais la technologie ne doit pas sacrifier le service au public, à tous les publics. Il faut être attentif à toutes les conséquences de cette implantation et à toutes les situations, comme celles des francophones de Flandre.

La commission Médias du Parlement de la Fédération Wallonie-Bruxelles a examiné ce mardi matin un « accord de coopération entre la Communauté française et la Communauté flamande relatif à l’utilisation de fréquences numériques pour le DAB+ sur le territoire de l’autre partie » (lien vers le texte). Cet accord technique va permettre à la Communauté française de pouvoir utiliser des installations émettrices destinées aux émissions radio en DAB+ pour les radios publiques et les radios privées sur le site de Sint-Pieters-Leeuw à travers les blocs 6D et 11D. Réciproquement, la Flandre souhaite pouvoir utiliser des installations émettrices destinées aux émissions radio en DAB+ pour la VRT sur les sites de Flobecq et de Wavre car ces sites offrent une solution technique pour améliorer les émissions DAB + sur le multiplex en Flandre. « Dans la mesure où les pylônes et l’infrastructure se trouvent sur le territoire de l’autre Communauté, il y a lieu de régler les droits d’utilisation de ces fréquences numériques dans le cadre d’un accord de coopération entre la Communauté française et la Communauté flamande. » 
Je suis intervenue en commission pour regretter que cet accord de coopération n’offre aucune solution à la demande des francophones de Flandre de pouvoir avoir encore accès à la radio RTBF, où qu’ils se trouvent et par exemple via la radio en voiture. 
Depuis début janvier, et la suppression des ondes moyennes, il n'est plus possible de capter, par exemple, "La Première" en ondes moyennes à la côte.
Mon collège Michel Colson avait posé une question au Ministre Marcourt en septembre dernier à ce sujet. Le Ministre avait répondu que la RTBF a pour mission de rendre le service public d’information au public de la FWB mais pas en Flandre ( !) et avait précisé que « dans le cadre du déploiement des réseaux DAB+, la RTBF a encouragé́ pendant des années l’idée d’un échange de canaux DAB+ entre les deux Communautés, à savoir une radio RTBF diffusée en DAB+ en Flandre et une radio VRT diffusée en DAB+ en Wallonie. Cette proposition n’a pas reçu un écho favorable de la VRT. Ce n’est d’ailleurs malheureusement plus envisageable : la VRT a, sans avertir la RTBF ni les autorités de la Fédération Wallonie-Bruxelles, octroyé́ la totalité́ des capacités de son multiplexe. C’est la raison pour laquelle le multiplexe qui sera attribué́ à la RTBF est, dès à présent, lui aussi complet. Les capacités DAB+ que la RTBF avait envisagé́ de réserver à un canal de la VRT ont été́ redistribuées pour un canal privé supplémentaire.»
Cependant, j’ai précisé au ministre qu’il semblerait qu’il y a du neuf, notamment le fait que deux canaux DAB pourraient être ajoutés sur le flux de la VRT suite à l'évolution de la technologie. Il y a aussi d'autres solutions telles que la location d'un canal sur le réseau commercial flamand (Norkring) qui vient de doubler de capacité. Cette location pourrait se faire pour couvrir toute la Flandre ou seulement la partie qui n'est pas couverte par les émetteurs FM francophones.
Tout en affirmant que les relations avec la Communauté flamande étaient apaisées sur « la guerre des fréquences » et qu’il y a un « cessez le feu », le Ministre Marcourt m’a confirmé que la Frandre n’a pas réservé de fréquences pour la RTBF et n’a aucune volonté de le faire. Il le constate.
Je ne peux personnellement pas me contenter de ce constat. Parler de "relations apaisées" et constater qu’il y a un refus de respecter l’essence du principe du "must carry" est contradictoire…
DéFI n’approuvera pas l’accord de coopération comme tel.