Autre chose...

Bien sûr il y a la politique, la passion et l'intérêt que j'y porte mais il y a aussi autre chose, des émotions à partager, un cheminement personnel, des rencontres dont j'aimerais faire part. Pas sur Facebook, pas sur tweeter, Instagram ou You Tube. Juste cette page de fin de blog.
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  • 22/06/2018 : ma grand-mère qui vivait à la maison et s'occupait au quotidien de ses 5 petits-enfants, répétait souvent en wallon, lorsque l'on faisait la moue devant un repas qu'elle avait préparé et que nous n'aimions pas trop : "si tu n' vou nin, djune" "Si tu ne veux pas, tu jeûneras". Cela m'est resté et je l'applique - je ne dirai pas dans quelles circonstances ;-) "Tu ne veux pas de moi ? Tu jeûneras !"
  • 21/06/2018 : je lis un article du Monde Campus intitulé 

    "Être mal vu, ou n’être personne : radioscopie d’une angoisse étudiante". Si c'est une angoisse pour les étudiants, ce l'est sans doute encore plus pour les hommes et femmes politiques : My name is nobody.

  • 20/06/2018 : "La lucidité est la blessure la plus proche du soleil." René Char,cité par Jeanne Siaud-Fachin. Quand la lucidité éclaire des relations, des positionnements au boulot, en politique, vous ne pouvez plus faire semblant de ne pas savoir, ne pas avoir compris. Et cela brûle les ailes, comme Icare. Il n'est pas toujours facile d'être lucide. Il faut savoir, tout en étant lucide, profiter de la lumière sans s'approcher trop près du soleil. Et ainsi je pense que l'on pourra dire cette extraordinaire phrase de Camus : "Il a la générosité de l'homme qui sait".
    Les citations guident souvent mes réflexions, mes pas. Cela doit venir de l'influence de ma mère qui était prof de latin et grec. Elle inscrivait des citations sur des papiers punaisés au mur un peu partout dans la maison. 
  • 18/09/2018 : Oserais-je le dire ? Je n’ai pas regardé le match. Soci(ét)alement incorrect. J'ai oublié... Mais j’ai réfléchi aux sujets du bac philo français : « Peut-on renoncer à la vérité ? » ou « Peut-on être insensible à l’art ? » ... et au foot ?
  • 14/06/2018 : je suis allée hier au vernissage d'une expo photo au Botanique, photos de Joseph Koudelka à l’occasion des cinquante ans de l’invasion de Prague par les chars soviétiques en 1968. La révolte, la colère, le besoin de liberté transparaissent de ces tirages noirs, de ce travail journalistique. J'ai été frappée par les regards de ces jeunes, marqués par la passion et l'audace. 50 ans après beaucoup ont oublié ou n'ont pas connu cette époque où l'URSS envahissait, bloquait, refermait un étau. Etonnant qu'aujourd'hui, la Russie est l'hôte d'une folie sportive où "des millionnaires courent après un ballon".
  • 11/06/2018 : "La durée de vie s'allonge mais la vie est courte pour ceux qui l'aiment. Il faut ralentir." Petite phrase qui me parle depuis quelques mois.
  • 10/06/2018 : visite de l'exposition consacrée aux Schtroumpfs. Drôle d'idée, me dira-t-on, d'aller dans ce style d'expo marketing mais cela faisait plaisir à une jeune fille qui restera éternellement haute comme trois pommes
  • 07/06/2018 : J'ai réalisé l'un de mes rêves : partir marcher dans le désert. Je m'y suis rendu compte que j'ai besoin de l'horizon, l'horizon qui fait résonner en moi ces mots écrits par EE Schmitt dans la Nuit de feu : 
       «–Y a-t-il un désert dans ton pays ?–Non.
    Choqué, Abayghur me dévisagea.
    –Vraiment ?
    Comme je secouais la tête en signe de confirmation, il soupira.
    –Alors comment fais-tu ?
    Je saisis sa question, elle signifiait : comment fais-tu pour réfléchir ? La vie intérieure se fortifie du vide extérieur. Là-bas, parviens-tu à te sentir libre ? La nature t'impressionne-t-elle par sa puissance ? La contemples-tu ? L'admires-tu ? À quel endroit vénères-tu sa pureté ? Trouves-tu ta place dans un univers exclusivement humain ? N'étouffes-tu pas parmi ces millions de gens et d'objets ? Ou te réfugies-tu lorsque tu veux te retirer te réjouir d'exister ?
    En réponse, je lui désignai le ciel…
    Il comprit et souri, tranquillisé : j'avais ma part de désert !
    "
  • 06/06/2018 : exposition "matière noire" au W:Halll. Observant le poids d'une couleur sur l'esprit et l'imagination, j'ai repris ce joli livre pour enfants "La couleur des émotions". "Le monstre des couleurs se sent tout barbouillé, aujourd'hui. Ses émotions sont sens dessus dessous ! Il ne comprend pas ce qui lui arrive. Réussira-t-il à mettre de l'ordre dans son coeur et à retrouver son équilibre ?" Cet album illustré par l'artiste Anna Llenas permet d'apprendre aux enfants à poser un regard extérieur sur leurs émotions, de les colorer. Utile quand se succèdent les tourments de l'âge adulte et les orages de la vie.
    Je me demande si les couleurs portées par les partis suscitent une émotion particulière...
  • 05/06/2018 : hier, quelqu'un a avancé une réflexion qui m'a interpellée : "le politique n'est-il pas l'exemple même de "l'impermanence"?" Impermanence...L'administration reste, stable, parfois figée, toujours là mais les responsables politiques sont marqués par le mouvement, le passage, "l'impermanence". Les responsables politiques sont par essence éphémères  mais rêvent d'éternité par leurs actions. Je cherche, je creuse, j'observe et lis cette phrase de Matthieu Ricard :
    "La vie est aussi éphémère qu'une goutte de rosée à la pointe d'un brin d'herbe. On ne peut arrêter la mort, de même qu'on ne peut empêcher les ombres de s'étirer au soleil couchant. Vous pouvez être extrêmement beau, vous ne séduirez pas la mort. Vous pouvez être très puissant, vous ne l'influencerez pas davantage. Même les richesses les plus fabuleuses ne vous achèteront pas quelques minutes de vie supplémentaires. La mort est aussi certaine pour vous que pour celui qui a le cœur transpercé d'un poignard."
    J'aime observer cette "impermanence", la provoquer. "Impermanence" et impertinence, dirais-je. L'expression me fait sourire. 
  • 04/06/2018 : demain, je commence. 
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