03 septembre 2012

Une rentrée scolaire noircie par la situation des écoles



En ce jour de rentrée des classes où certains élèves, principalement de la Région bruxelloise et de la périphérie, n’ont toujours pas d’école secondaire, les FDF déplorent le cynisme du gouvernement francophone PS-CDH-Ecolo face à cette situation d’urgence.
Les propositions de la Ministre Simonet parues aujourd’hui dans la presse au sujet de la formation des professeurs sont comme l’arbre qui cache la forêt des difficultés de la rentrée.
Les témoignages des familles sans écoles qui parviennent aux FDF montrent l’inadéquation du décret « inscriptions »  face à la situation actuelle en Région bruxelloise.
Pour Caroline Persoons, députée à la Fédération Wallonie-Bruxelles, « la situation inacceptable des familles sans école et des directions d’écoles submergées de demandes, nécessitent d’urgence une autre prise de responsabilité politique. Le décret « inscription » imposé d’année en année par la majorité n’apporte aucune amélioration ni de la mixité sociale et scolaire, ni de la qualité de l’enseignement. »
Les FDF demandent la convocation d’urgence de la commission de l’éducation du Parlement de la Fédération Wallonie-Bruxelles pour analyser en toute transparence l’application du décret « inscriptions » et demandent de surseoir à l’application du critère de proximité tant que les écoles de la Région bruxelloise ne disposent pas de suffisamment de places.
Aujourd’hui, la priorité doit être donnée à la création de places pour que les élèves sans écoles puissent rentrer dans une école de leur choix.

Ce dossier qui envenime la situation des familles et des écoles depuis tant d’années empêche la prise-en compte des véritables enjeux de l’enseignement.  L’enseignement et la formation sont des leviers essentiels dans notre société en particulier face à l’évolution actuelle de la société. L’école doit pouvoir disposer d’outils, de moyens nécessaires, d’enseignants qualifiés et motivés afin de doter les élèves de compétences réelles.
Il est plus que temps d’entreprendre une véritable réforme structurelle de notre système d’enseignement, en y associant tous les partenaires autour de la table. La majorité actuelle ne fait aucunement ses preuves à cet égard ! Coût de l’enseignement, redoublement et échec scolaire, manque de places, le bilan de l’Olivier est dramatique.  Il faut redéfinir la fonction éducative qui est un enjeu essentiel vis-à-vis de l’école. Il faut que le chantier de l’enseignement bouge enfin, en commençant par une rationalisation des trois réseaux des pouvoirs publics (Communauté française, Provinces (cocof), communes).    

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